L'oiseau du mois

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Sternes pierregarin © Jeannine Hamon
Sternes pierregarin © Jeannine Hamon

Mai 2019

 

Sterne pierregarin

(Sterna hirundo)

 

La sterne pierregarin est différentiable des autres sternes par son bec rouge à la pointe noire et ses pattes rouges (critères valables uniquement en plumage nuptial). Elle pêche dans des zones peu profondes et proches de la colonie, qui peut être mixte avec d'autres espèces de sternes.

 

 

C’est en Bretagne que l’on retrouve l’essentiel des couples nicheurs du littoral Manche-Atlantique. En Côtes-d’Armor, la Sterne pierregarin est un nicheur peu commun sur certains archipels. On peut également l’observer en migration. En revanche, contrairement à la Sterne caugek qui fréquente nos eaux en hiver, la Sterne pierregarin hiverne plus au sud, au large des côtes africaines essentiellement.

 

 

 

[LE SAVIEZ-VOUS ?] En période de reproduction, la Sterne pierregarin réalise une parade aérienne de haute voltige, allant jusqu’à 200m d’altitude et inclus un vol typique en zigzags. Le mâle est très attentionné car il apporte d’importantes quantités de nourriture à la femelle jusqu’à la ponte du premier œuf  (Source : GARIBOLDI A. et AMBROGIO A., 2018. Le comportement des oiseaux d’Europe. Les Editions de La Salamandre, Neuchâtel, 576p.).

 

 

Cri du Sterne pierregarin © Xeno-canto -> https://www.xeno-canto.org/species/Sterna-hirundo

 

 


Coucou gris © Yann Février
Coucou gris © Yann Février

Avril 2019

 

Coucou gris

(Cuculus canorus)

 

 

Avril, c’est le mois du retour du Coucou gris, après son hivernage en Afrique tropicale. Le chant du mâle est un « coucou » sonore, impossible à confondre. Le Coucou gris est identifiable par sa petite tête, sa longue queue, son corps au plumage gris ardoisé sauf sur les parties inférieures qui sont blanches finement barrées de noir. La femelle présente un plumage nuancé de chamois en haut de la gorge ou bien sur la totalité de son corps (forme rousse).

 

 

En Côtes-d’Armor, on le retrouve dans tout type de milieu, recouvrant la quasi-totalité du territoire, cependant ses effectifs sont en baisse. Les causes ? La dégradation des habitats, les pesticides et le changement climatique qui influent sur ses proies et sur les espèces qu’il parasite.

 

 

 

[LE SAVIEZ-VOUS ?] Le Coucou gris n’élève pas sa progéniture ! En effet,  la femelle va pondre un œuf dans le nid d’une autre espèce, tout en prenant soin, auparavant, d’en ôter un, ainsi l’espèce hôte y trouvera son compte d’œufs à son retour et continuera à les couver. À l’éclosion, le poussin va pousser les autres œufs hors du nid. Ainsi il obtiendra toute l’attention de sa mère adoptive (et bien entendu toute la nourriture). Même si le Coucou est bien plus gros que l’espèce hôte, cette dernière continue à le nourrir jusqu’à ce qu’il soit capable de s’envoler. Il a déjà été observé qu’une Rousserolle effarvatte qui élève un Coucou (adulte, il fait plus de 9 fois le poids de la Rousserolle) soit obligé de lui monter sur la tête pour le nourrir.

 

 

 

Cri du Coucou gris © Xeno-canto -> Cliquez ici

 

 

 


Bouvreuil pivoine mâle © Marc Rapilliard
Bouvreuil pivoine mâle © Marc Rapilliard

Mars 2019

 

Bouvreuil pivoine

(Pyrrhula pyrrhula)

 

 

Le Bouvreuil pivoine est facilement identifiable par son physique robuste et ses teintes vives. Le nom pivoine s’apparente à la couleur du mâle qui permet de facilement le distinguer. La femelle a un teint plus clair, avec une poitrine et des joues gris/brun clair. Ils ont tous deux la calotte, la queue et le bec noirs. Le Bouvreuil pivoine est souvent observé en couple ou en petit groupe.

 

Dans les Côtes-d’Armor,  il est connu pour être sédentaire et donc observable toute l’année. Chez l’espèce, on a observé un très fort déclin depuis plusieurs décennies.

 

 

 

[LE SAVIEZ-VOUS ?] En période de reproduction, le Bouvreuil pivoine développe des poches buccales lui permettant de stocker d’importantes quantités de nourriture, limitant ainsi ses déplacements pour approvisionner le nid. Par exemple, il effectue trois  fois moins d’aller-retour qu’un Pinson des arbres, soit un toutes les demi-heures (Source : COUZENS D., 2011. Les oiseaux des jardins, révélations. Les Editions de Delachaux et Niestlé, 192 p.).

 

 

 

Cri du Bouvreuil pivoine © Xeno-canto -> Cliquez ici

 

 

 


Chevalier gambette © Marc Rapilliard
Chevalier gambette © Marc Rapilliard

Février 2019

 

Chevalier gambette

(Tringa totanus)

 

 

Le Chevalier gambette est reconnaissable par la racine de son bec et ses longues pattes rouges. Il diffère du Chevalier arlequin (seule espèce possédant ce critère identique) par son bec plus court et plus épais, sa coloration grise-brunâtre sur le dos, une poitrine rayée et un sourcil pâle diffus.

 

Dans les Côtes-d’Armor, le Chevalier gambette est observable toute l’année sur nos côtes et notamment en plus grand nombre en hiver. Aucun signe de reproduction n’y a été reporté contrairement aux départements limitrophes (Source : Sturbois A. et Ponsero A., 2014. Oiseaux des Côtes-d’Armor. Statut, distribution, tendances. GEOCA. Saint-Brieuc, 416 p.).

 

[LE SAVIEZ-VOUS ?] Après l’accouplement, le mâle se penche de façon semblable à une révérence tout en tournant autour de la femelle. Puis, lorsqu’il couve à terre, le Chevalier gambette se camoufle en se recouvrant d’herbe, lui permettant de rester invisible aux yeux des prédateurs (Source : GARIBOLDI A. et AMBROGIO A., 2018. Le comportement des oiseaux d’Europe. Les Editions de La Salamandre, Neuchâtel, 576p.).

 

 

Cri du Chevalier gambette © Xeno-canto -> Cliquez ici

 


Tarin des aulnes mâle © Yann Février
Tarin des aulnes mâle © Yann Février

 Janvier 2019

 

Tarin des aulnes

(Spinus spinus)

 

Le Tarin des aulnes est reconnaissable par sa couleur vert-jaune et ses nombreuses rayures noires sur les flancs. Contrairement au mâle, la femelle n’a pas de noir à la calotte et au menton. C’est une espèce qui n’est pas considérée comme menacée, en effet la population européenne est estimée entre 20 et 35 millions d’individus. Cette espèce grégaire et migratrice partielle se nourrit principalement de graines, on la trouve souvent sur des résineux, des aulnes et des bouleaux.

 

En Côtes-d’Armor, elle peut être considéré comme une espèce irruptive régulière, mais les connaissances sur les effectifs hivernaux de cette espèce ont notamment été mises en évidence grâce à l’opération Oiseaux des jardins. L’espèce reste donc peu commune en hiver, mais est observable dans les jardins au niveau des mangeoires lors de période de grand froid.

 

[LE SAVIEZ-VOUS ?] Les tarins développent un appel spécifique propre identique entre partenaires et différent pour chaque couple. Comment font-ils ? Ils s’imitent réciproquement ! Cela solidifierait le lien entre partenaires et rendrait plus facile leur reconnaissance mutuelle. (Source : GARIBOLDI A. et AMBROGIO A., 2018. Le comportement des oiseaux d’Europe. Les Editions de La Salamandre, Neuchâtel, 576p.).

 

Cri du Tarin des aulnes © Xeno-canto -> Cliquez ici

 


Choucas des tours © Yann Février
Choucas des tours © Yann Février

Décembre 2018

 

Choucas des tours

(Corvus monedula)

 

Souvent confondu avec la corneille noire (Corvus corone) et le corbeau freux (Corvus frugilegus), il est reconnaissable à sa plus petite taille, ses yeux blanchâtres et des zones grises au niveau de la nuque et du cou. Espèce essentiellement sédentaire, on la retrouve beaucoup en milieu urbain ou agricole où elle se mélange aux autres corvidés. À l’origine, le choucas est un nicheur cavernicole qui s’est adapté au bâti et qui colonise désormais les clochers et conduits de cheminée !

 

En Côtes-d’Armor, on dénombre une forte croissance des populations depuis une vingtaine d’années, notamment dans l’ouest du département. Ils peuvent former d’importantes troupes susceptibles d’engendrer des nuisances ou dégâts. Le choucas est une espèce protégée au niveau national.

 

[LE SAVIEZ-VOUS ?] Des scientifiques ont découvert que les choucas mâles dominant socialement seraient de piètre compagnon et père, produisant ainsi des jeunes peu nombreux et avec peu de chance de survie (malnutris). Contrairement aux mâles dominés qui eux seraient bien plus attentionnés et ainsi plus désirés par les femelles. La cause évoquée ? Un taux de testostérone trop élevé qui les conduiraient à des comportements agressifs envers les autres choucas y compris leur compagne. (Source : Verhulst & Salomons 2004)

 

Cri du Choucas des tours © Xeno-canto -> Cliquez ici

 


Puffin des Baléares © Yann Février
Puffin des Baléares © Yann Février

Septembre 2018

 

Puffin des Baléares

(Puffinus mauretanicus)

 

Comme l’indique son nom, Le Puffin des Baléares est endémique des îles Baléares, seul lieu où il se reproduit en fin d’hiver. Hors reproduction, les individus se répartissent le long des côtes de l’Atlantique et de l’ouest de la Méditerranée. Dans les Côtes-d’Armor, les Puffins des Baléares sont principalement observés de juillet à octobre, quand ils s’alimentent ou bien forment des radeaux d’individus au repos. Ils se nourrissent le long des côtes, de petits poissons comme les anchois et les sardines.

 

Le Puffin des Baléares est en danger critique d’extinction sur la Liste Rouge mondiale (UICN). Sa population totale est estimée entre 20 000 et 30 000 individus mais le nombre de couples nicheurs est relativement faible : moins de 2 500 couples. Cette espèce est particulièrement sensible aux prédateurs introduits sur ses aires de reproduction (rat, chat...), aux activités de pêche (surpêche des stocks de proies, capture accidentelle et dérangement), et au changement climatique qui modifie la répartition de ses proies.

 


Huîtrier pie © Yann Février
Huîtrier pie © Yann Février

Juillet 2018

 

Huîtrier pie

(Haematopus ostralegus)

 

Observable tout au long de l’année en bord de mer, souvent sur les rochers, l’Huîtrier pie se reconnait facilement à son plumage noir et blanc et son bec orange vif. Contrairement à ce que son nom laisse penser, il ne consomme pas d’huîtres dont la coquille est trop dure, mais il arrive à décortiquer ou casser les coquilles de moules et coques pour se nourrir. En été, les Huîtriers pie sédentaires forment des colonies sur les îlots rocheux pour se reproduire. Dans les années 2010, environ 200 couples étaient présents dans les Côtes-d’Armor, leur nombre ayant tendance à augmenter. Mais c’est en hiver que les Huîtriers pie sont les plus nombreux sur le littoral Costarmoricain : les individus ayant niché au nord de l’Europe redescendent et passent l’hiver sous des conditions plus clémentes. Entre 2000 et 2009, 4 200 individus étaient comptabilisés à la mi-janvier, soit 25% de la population hivernante de Bretagne.

 


Martinets noirs © Yann Février
Martinets noirs © Yann Février

Juin 2018

 

Martinet noir

(Apus apus)

 

De la famille des apodidés (« sans pieds »), le Martinet noir ne se pose jamais sur les fils électriques où au sol, contrairement aux hirondelles (famille des hirudinidés). Grâce à ses longues ailes en forme de faux, il peut passer le plus clair de son temps en vol plané et accomplir des acrobaties spectaculaires. Les Martinets noirs peuvent accomplir de très longues distances en 1 ou 2 jours, parfois plus de 1 000 km, pour atteindre des zones d’alimentation favorables où ils captureront des insectes volants.

 

En Côtes-d’Armor, cette espèce migratrice arrive au cours du mois d’avril, pour établir son nid dans les cavités et failles des bâtiments anciens. On peut entendre son cri strident jusqu’au mois d’août où les individus repartent vers l’Afrique. Bien que très commune, le Martinet noir pourrait être impacté par la rénovation des bâtiments, réduisant les espaces disponibles pour sa reproduction.

 


Faucon pèlerin © Marc Rapilliard
Faucon pèlerin © Marc Rapilliard

Mai 2018

 

Faucon pèlerin

(Falco peregrinus)

 

En se jetant du haut d’un avion, le fauconnier américain Ken Franklin a mesuré la vitesse maximum en piqué de son faucon nommé Frightful (« Affreux »), qui atteignait les 389 km/h, vitesse d’un petit avion ! Bien que son vol plané atteigne plutôt les 90 km/h, le Faucon pèlerin mérite bien son titre d’animal le plus rapide du monde ! Il peut prendre en chasse de nombreux autres oiseaux, effectuant des piqués et des virevoltes acrobatiques pour attraper sa proie.

 

En Côtes-d’Armor tout comme en France, les populations de cette espèce sont en expansion. Principalement victime d’empoisonnement aux pesticides, il ne nichait plus dans le département des années 1960 à 1990. Le Faucon pèlerin a recolonisé depuis les falaises littorales, puis les carrières de roche dans l’intérieur des terres pour nicher. Bien que se nourrissant principalement de Columbidés, plusieurs espèces d’oiseaux marins nichant eux aussi sur les falaises ont été retrouvées dans son régime alimentaire.

 


Chevêche d'Athéna © Marc Rapilliard
Chevêche d'Athéna © Marc Rapilliard

Avril 2018

 

Chevêche d’Athéna

(Athene noctua)

 

Sédentaire et partiellement diurne, la Chevêche d’Athéna peut s’apercevoir en journée perchée sur les poteaux ou les toits de ferme. En début et fin de journée, elle devient plus active, on peut la voir partir en chasse et entendre son cri retentissant. Elle niche dans un terrier au sol, dans un trou d’arbre, mais aussi dans les vieilles bâtisses. Comme dans le reste de la métropole, les populations de Chevêche d’Athéna ont décliné depuis les années 1950, probablement à cause du changement de l’habitat et l’urbanisation. Cependant des noyaux de populations persistent, et les derniers suivis dans le département indiqueraient un regain de dynamisme pour cette espèce.

 


Bruant jaune mâle © Yann Février
Bruant jaune mâle © Yann Février

Mars 2018

 

Bruant jaune

(Emberiza citrinella)

 

Le Bruant jaune se différencie de son cousin le Bruant zizi par son croupion brun-roux et pour les mâles, sa tête presque entièrement jaune vif en période de reproduction. Il se nourrit d’insectes, de graines et de baies. En Côtes-d’Armor, il est observable toute l’année, et les nicheurs se trouvent essentiellement regroupés dans les landes, lisières forestières et bocage. L’aire de nidification du Bruant jaune était auparavant plus étendue en Bretagne, mais elle semble aujourd’hui se rétracter sur ces milieux très favorables. Cette espèce est classée comme Vulnérable sur la Liste Rouge nationale des oiseaux nicheurs de France. Son déclin semble s’opérer en parallèle avec une augmentation des populations de son cousin méridional le Bruant zizi, et pourrait être relié à l’intensification agricole, le changement climatique, où la compétition interspécifique.

 


Bergeronnette grise © Yann Février
Bergeronnette grise © Yann Février

Février 2018

 

Bergeronnette grise

(Motacilla alba)

 

Oiseau familier aussi bien des terres agricoles, des estrans, ou encore des milieux très anthropisés comme les zones commerciales, la Bergeronnette grise s’observe facilement toute l’année en Europe de l’Ouest. Deux sous-espèces peuvent être présentes dans les Côtes-d’Armor en fonction des saisons : Motacilla alba alba à dos gris clair qui est la plus fréquente, et Motacilla alba yarrelli, qui est globalement plus sombre -le mâle possédant le dos complètement noir- et qui se reproduit essentiellement dans les îles Britanniques. La Bergeronnette grise balance perpétuellement sa longue queue grise de haut en bas, ce qui lui vaut son surnom de hochequeue. Elle se nourrit de petits insectes, majoritairement des diptères, qu’elle avale en une bouchée, au sol ou bien en vol.

 


Bécasseau sanderling © Marc Rapilliard
Bécasseau sanderling © Marc Rapilliard

Janvier 2018

 

Bécasseau sanderling

(Calidris alba)

 

Le Bécasseau sanderling se reproduit dans le Haut Arctique et vient passer l’hiver sur les côtes Européennes et d’Afrique occidentale. L’effectif hivernant en Bretagne, en augmentation, est de l’ordre de 29 000 individus ce qui représente 40% de l’effectif hivernant national. On le trouve facilement sur les plages de sables, se déplaçant rapidement au plus proche de l’eau au niveau de la zone de flux et de reflux des vagues, ou en train de fouiller les laisses de mer en quête de petits invertébrés dont il se nourrit.

 

Les baies et plages des Côtes-d’Armor accueillent les Bécasseaux sanderling hivernants ou en passage migratoire quasiment tout au long de l’année, avec une abondance réduite en mai et juin correspondant à leur période de nidification. L’observation de leurs bagues couleurs a notamment permis d’identifier une relative fidélité à certains sites d’hivernage notamment en baie de Saint-Brieuc.

 


Eider à duvet © Yann Février
Eider à duvet © Yann Février

Décembre 2017

 

Eider à duvet

(Somateria mollissima)

 

Migrateur nordique, l’Eider à duvet vient hiverner principalement sur les rivages des côtes nord-européennes. Il se nourrit surtout de mollusques (moules, coques, petites littorines) et de crustacés (crabes). Il peut également consommer gastéropodes, insectes aquatiques, poissons et échinodermes (étoiles de mer). Il complète ses repas en glanant sur le littoral divers végétaux.

 

En Côtes-d’Armor, l’Eider à duvet a niché à plusieurs reprises : 1974-1975 dans l’archipel de Modez, 1980 sur l’îlot du Verdelet, 1988 dans l’estuaire du Trieux, 2001 dans l’archipel de Saint-Riom et 2008-2009 sur l’île Plate de l’archipel des Sept-Îles. Son statut nicheur en France le classe comme une espèce en Danger Critique d’extinction. Cependant, il s’observe plus régulièrement en hiver près des côtes, pouvant aller d’une vingtaine jusqu’à 84 couples observés, accompagnant souvent les troupes de Macreuses noires.

 


Bruant des neiges
Bruant des neiges

 Novembre 2017

 

Bruants des neiges

(Plectrophenax nivalis)

 

Le Bruant des neiges consomme des insectes, des graines de graminées, de bruyères et d’arbustes. Nichant dans la toundra arctique, il vient hiverner en petites bandes sur les côtes françaises dans les milieux rocailleux (côtes rocheuses et secteurs montagneux).

 

En Côtes-d’Armor, il peut être aperçu en migration sur le littoral et l’hivernage est régulier sur le Sillon de Talbert, avec une variabilité annuelle pouvant passer d’une dizaine d’individus sur le site jusqu’à 70 individus observés.

 


Plongeon imbrin © Yann Février
Plongeon imbrin © Yann Février

Octobre 2017

 

Plongeon imbrin

(Gavia immer)

 

Oiseau marin, le Plongeon imbrin est un bon apnéiste : il peut rester sous l’eau durant plusieurs minutes, plongeant à plusieurs dizaines de mètres. Pataud à terre du fait de pattes situées très en arrière du corps, il doit aussi prendre beaucoup d’élan pour parvenir à décoller de l’eau, ce qui le rend sensible aux dérangements. Le Plongeon imbrin se nourrit de poissons, de petits mollusques, de crustacés et de végétaux aquatiques. Rare en Europe, le Plongeon imbrin est menacé sur ses lieux de migration et d’hivernage par les pollutions (pétrole), l’industrialisation (éolien), la pêche et plus globalement par la fréquentation humaine à laquelle il s’avère sensible.

 

En Côtes-d’Armor, les premiers individus apparaissent généralement vers la mi-octobre et les derniers repartent début mai.

 


Traquet motteux © Yann Février
Traquet motteux © Yann Février

Septembre 2017

 

Traquet motteux

(Oenanthe oenanthe)

 

Montagnard, le Traquet motteux peut également être présent dans des friches, sablières ou toute surface de milieux très ouverts.

Le Traquet motteux d’Europe regagne en septembre/octobre ses lieux d’hivernage jusqu’en Afrique Equatoriale, puis revient sur ses lieux de nidifications européens à la fin du mois de mars et en avril. C’est à l’occasion de la migration que l’espèce s’observe communément sur le littoral et plus rarement dans les terres, notamment sur des labours ou sommets de collines. Il se nourrit préférentiellement d’invertébrés (petits escargots, chenilles, coléoptères, mouches, sauterelles, grillons, araignées), mais mange aussi des baies et quelques graines.

 


Babuzard pêcheur © Yann Février
Babuzard pêcheur © Yann Février

Août 2017

 

Balbuzard pêcheur

(Pandion haliaetus)

 

Le Balbuzard pêcheur se nourrit uniquement de poissons capturés à la surface de l’eau. En se positionnant à 10 ou 20 mètres de haut, il repère sa proie en la survolant ou pratiquant un vol stationnaire. Puis, il plonge les ailes repliées et les serres en avant pour capturer le poisson repéré. Il transporte ensuite sa proie jusqu’à son nid ou sur un perchoir.

 

Sa parade nuptiale est spectaculaire : le balbuzard s’élève rapidement jusqu’à 300 mètres de hauteur et plus, en tenant un poisson dans ses serres. Puis, il effectue un bref vol stationnaire en exhibant sa proie, avant de plonger les ailes fermées.

 

Le Balbuzard pêcheur est menacé par la disparition de ses habitats et la pollution par organochlorés (pesticides, insecticides...). Il ne niche pas en Côtes-d’Armor mais s’observe en stationnement migratoire sur les étangs ou plus communément sur le littoral, notamment de la mi-août à la mi-septembre.

 


Fulmar boréal © Yann Février
Fulmar boréal © Yann Février

Juillet 2017

 

Fulmar boréal

(Fulmarus glacialis)

 

Oiseau marin, le Fulmar boréal se nourrit en surface de poissons, plancton, céphalopodes (calmars, seiches ...), crustacés et déchets de poissons. Il dispose d’une glande de dessalage de l’eau de mer, particularité biologique lui permettant ainsi de boire en mer. Le sel est par la suite rejeté au niveau des narines.

 

Cet oiseau est une merveille de la nature parfaitement adaptée au milieu aérien, de part ses ailes lui permettant de supporter les pires conditions météorologiques, tout en ayant de la souplesse nécessaire pour voler au ras des vagues.

 

Le Fulmar évolue uniquement en haute mer et ne se rend à terre que pour la reproduction. On peut alors l’observer au niveau des falaises maritimes. La première observation de nidification en France à été en 1960 à la Réserve Naturelle Nationale des Sept-Îles.

 

On estime sa population départementale à 126-137 couples, soit 40 % des effectifs régionaux et environs 15 % des effectifs nationaux.

 


Hirondelle de fênetre © Yann Février
Hirondelle de fênetre © Yann Février

Juin 2017

 

Hirondelle de fenêtre

(Delichon urbicum)

 

L’Hirondelle de fenêtre revient chez nous au printemps pour se reproduire. Elle bâtit ses nids clos en argile sous les avancées de toit, contre les murs des maisons, sous les arches des ponts, etc. Elle peut produire jusqu’à 3 nichées en une saison si les conditions le permettent et peut donc encore nourrir des jeunes jusque début octobre. Malgré son statut d’espèce commune en Europe, l’hivernage de l’Hirondelle de fenêtre reste un grand mystère et c’est seulement depuis quelques années que l’on étudie sa dispersion en Afrique sub-saharienne, grâce notamment à des oiseaux équipés de micro-GPS. Ces études s’avèrent urgentes pour comprendre aussi le fort déclin de l’espèce en France comme ailleurs (- 40 % en 20 ans), même si l’utilisation massive des pesticides et les destructions de nids font partie des causes avancées. On constate également aujourd’hui une progression spectaculaire du nombre de destructions volontaires de nids et de plaintes liées à la simple notion de propreté !

 

N’hésitez donc pas à aider ces oiseaux en les recensant dans votre commune, en sensibilisant les populations riveraines et en signalant les cas de destructions volontaires. Un dénombrement des nids d’Hirondelle de fenêtre est programmé le 20 juin à Langueux. N’hésitez pas à nous contacter si vous êtes intéressé.

 


Grand gravelot © Yann Février
Grand gravelot © Yann Février

Mai 2017

 

Grand gravelot

(Charadrius hiaticula)

 

Le Grand Gravelot est un amateur d’invertébrés et en particulier d’annélides (vers marins).

 

Migrateur, il côtoie les vasières littorales et les marais côtiers en période hivernale. La France héberge plus de 10 000 individus de passage. En période de reproduction, le Grand Gravelot fréquente les plages de sable, gravier et galets des côtes. Il niche en faible effectif sur les côtes bretonnes, normandes et nordiques. Son nid est à même le sol composé de galets ou de gravier. Quand il aperçoit un danger à proximité du nid, le gravelot s’éloigne de celui-ci pour attirer la menace plus loin. Pendant ce temps les œufs ne sont alors plus protégés et chauffés. Il est donc important de ne pas marcher sur les hauts de plage de galets à cette période. Tous les ans, le GEOCA coordonne un suivi des couples nicheurs en Côtes-d’Armor. En 2016, 22 à 25 couples nicheurs étaient présent sur les plages du territoire, dont 13 au seul Sillon de Talbert.

 


Bergeronnette des ruisseaux
Bergeronnette des ruisseaux

Avril 2017

 

Bergeronnette des ruisseaux

(Motacilla cinerea)

 

Contrairement à ses cousines, la bergeronnette des ruisseaux est très dépendante de l’eau. Elle niche au printemps à proximité des torrents et des rivières de collines et de montagnes. En dehors de la saison de nidification, elle gagne les régions basses, y compris les côtes et les estuaires. Elle migre partiellement à l’automne pour gagner des climats plus doux. Plutôt carnassière, elle se nourrit principalement d’insectes aquatiques et de leurs larves en capturant ses proies au sol et au bord de l’eau. En Côtes-d’Armor, la Bergeronnette des ruisseaux occupe l’ensemble du territoire, à l’exception des îles et îlots. Aucune donnée quantitative ne permet de juger de sa densité au niveau départemental. Sensible à la qualité des eaux, leurs populations est cependant observées en légère diminution en France.

 


Hirondelle rustique © Yann Février
Hirondelle rustique © Yann Février

Mars 2017

 

Hirondelle rustique

(Hirundo rustica)

 

Commune dans les jardins non citadins, l’Hirondelle rustique annonce à peu de chose près le printemps. Migratrice, elle repart ensuite au milieu de l’automne, même si chaque hiver quelques individus sont observés sur le littoral breton. En Côtes-d’Armor, les premières Hirondelles rustiques arrivent en moyenne le 17 mars.

 

L’aérodynamisme de l’hirondelle lui permet d’attraper en vol de nombreux insectes. Son régime alimentaire l’affecte due à l’utilisation intensives des pesticides. L’abandon progressif des élevages et des étables, ainsi que les aménagements des cheminées traditionnelles l’impactent également. De plus, bien qu’une adaptation semble apparaître, les changements climatiques pourraient lui poser problème, car elle doit synchroniser sa migration et sa reproduction avec les disponibilités en ressources alimentaires déterminées en parties par les températures. De ce fait, depuis plusieurs décennies, l’Hirondelle rustique connaît une diminution lente et progressive de ses effectifs nicheurs en France.

 


Pic épeiche © Thierry Quelennec
Pic épeiche © Thierry Quelennec

Février 2017

 

Pic épeiche

(Dendrocopos major)

 

Le Pic épeiche est commun et largement répandu, mais la déforestation menace son habitat. Il utilise les tambourinages comme moyen de communication et particulièrement pendant les parades territoriales de février à mai. Sa nourriture est variée : petits invertébrés, graines et fruits. en 2017, le Pic épeiche sert de « mascotte » à l’opération Oiseaux des Jardins qui a lieu en ce dernier week-end de janvier. Il se classait d’ailleurs ces dernières années entre la 15e et la 20e position dans les jardins costarmoricains, avec une fréquence légèrement inférieure à 20 % des jardins.

 


Bernache cravant © Yann Février
Bernache cravant © Yann Février

Janvier 2017

 

Bernache cravant

(Branta bernicla)

 

Migrateur, la Bernache cravant arrive sur nos vasières littorales durant la période hivernale (d’octobre à mars). A cette période, son instinct grégaire la pousse à se regrouper en grandes troupes. Végétarienne, elle se nourrit d’algues vertes, de mousses, de lichens, de zostères, de salicornes, semis de céréales et herbacées. Au printemps, la Bernache cravant rejoint la toundra sibérienne pour nicher.

 

Entre 2000 et 2009, les Côtes-d’Armor ont accueillit en moyenne 8 680 Bernaches à la mi-janvier, soit un peu moins de 10% du total français.